Les 8 000 recrutements annoncés par la SNCF en 2015 ne suffiront pas à compenser les départs en retraite. Au final, 1 100 postes devraient disparaître.
La SNCF annonce un plan d’économies de 2 milliards d’euros pour 2017. Cette cure d’austérité s’inscrit dans le projet de création d’un « pôle ferroviaire public intégré » qui va se traduire notamment par la réunification de l’activité transport et de la RFF Réseau ferré de France) qui gère les voies.
La compagnie a annoncé 8 000 recrutements en 2015. Mais derrière ce slogan, c’est une sévère réduction d’effectifs qui se profile : tous les départs en retraite ne seront pas remplacés. 1 600 postes seront supprimés au sein de SNCF Mobilités. En revanche, 500 embauches vont être réalisées chez SNCF Réseau, union de RFF et SNCF Infra. Au total, la balance penchera du mauvais côté : 1 100 emplois vont disparaître.
Le bilan pourrait même s’alourdir aux dires d’un syndicat selon qui « ce nombre d’emplois budgétaires ne correspond pas exactement au nombre de personnes employées », anticipant « le départ de quelque 2 000 personnes. » La CGT annonce de son côté « une nouvelle dégradation de l’emploi, des fermetures de guichets, de gares et des suppressions de contrôleurs dans le train », a confié à l’AFP Gilbert Garrel, de la CGT cheminots.
Cette réorganisation des personnels sera complété par d’autres action visant à accroître les recettes de l’entreprise : lutte contre la fraude, nouvelle maintenance, augmentation du roulement des matériels…