Comme prévu, le SMIC ne bénéficiera d’aucun coup de pouce en janvier prochain. Sa revalorisation suivra uniquement la courbe de l’inflation (+1,1%).
Pas de miracle pour le salaire minimum : son montant ne sera relevé que de +1,1%, un niveau indexé sur la courbe des prix. Cette annonce a été faite ce matin par le ministre du Travail Michel Sapin qui n’a pas pipé mot sur l’éventualité d’un « coup de pouce » gouvernemental.
Si ce barème est retenu, le SMIC horaire passera de 9,43 € bruts aujourd’hui à environ 9,53 € à compter du 1er janvier prochain, soit environ 1 445 € mensuels (bruts également).
SMIC : changement de calcul
Selon Michel Sapin, « l’application des nouvelles règles de calcul permettra un gain de pouvoir d’achat ».
De quelles règles parle-t-il ? Comme auparavant, le SMIC est toujours indexé sur l’inflation. Si la courbe explose, le salaire de base suit le rythme, si elle ralentit, sa revalorisation annuelle est limitée d’autant. Voilà pour le cadre général. En 2013, le gouvernement cependant introduit quelques modifications dans ce mode de calcul : désormais, c’est le taux d’inflation pesant sur les ménages les plus modestes qui est pris en compte, de manière à répercuter dans la fixation du salaire minimum l’impact des dépenses contraintes, comme celles de l’énergie.
De même, c’est aujourd’hui le salaire horaire de base des ouvriers et des employés qui sert de référence, et non plus le seul SHBO ou salaire de base des ouvriers.
En plus de cette formule, les gouvernements ont la possibilité, s’ils le souhaitent, d’accompagner par un « coup de pouce » la hausse légale du SMIC. En novembre dernier, plusieurs experts avaient conseillé au gouvernement de s’en tenir à la seule revalorisation mécanique afin de ne pas pénaliser davantage la compétitivité des entreprises. L’Elysée a, semble-t-il, suivi la consigne à la lettre.