Selon une étude réalisée par le cabinet Deloitte, les entreprises vont limiter leur masse salariale en 2014 et contenir les revalorisations à +2%.
Si vous avez l’intention de demander une augmentation en 2015, attendez-vous à des négociations difficiles. Selon une étude conduite fin août par le cabinet Deloitte auprès d’une centaine d’entreprises, les employeurs devraient, comme cette année, mettre la pédale douce sur les hausses de salaires en 2015. Deloitte estime que la tendance sera de l’ordre de +2%, proche du niveau observé cette année, hors dividendes et rémunérations complémentaires versés dans le cadre de dispositifs d’intéressement et de participation, d’ailleurs en baisse de 5 à 10% entre 2013 et 2014, précise Deloitte.
Pour info, avant le début de la crise en 2008, le rythme des augmentations dépassait la barre des 3%, avant de ralentir à 2,4% pendant la crise financière. La situation s’est donc encore aggravée depuis sous l’effet de plusieurs facteurs : parmi eux, la désinflation qui frappe la zone euro depuis plus d’un an et qui se traduit par une baisse régulière de la courbe des prix. Or, celle-ci sert, en général (même si aucune règle n’existe en la matière), de référence aux entreprises pour définir leur politique salariale.
En France, l’inflation est tombée à +0,5% cet été, faisant craindre à l’exécutif une risque de déflation (évolution négative des prix) qui se révélerait catastrophique pour l’économie nationale, déjà très mal en point. Tous ces mauvais signaux conduisent les entreprises à jouer « la prudence » souligne Deloitte qui observe cependant des variations salariales différentes en fonction de la hiérarchie dans l’entreprise : les augmentations prévues pour les cadres supérieurs pourraient atteindre 2,25% pour les cadres supérieurs, 1,9% pour les autres.