Entreprise : la crise rend les salariés plus assidus

Selon le Baromètre de l’absentéisme établi par Alma Consulting Group, le taux d’absentéisme dans les entreprises françaises n’a jamais été aussi bas depuis cinq ans. Est-ce un effet de la crise ?

Selon le Baromètre de l’absentéisme établi par Alma Consulting Group, l’absentéisme a atteint son plus bas niveau (3,84%) depuis 2007, soit grosso modo depuis le début de la crise économique. Ce taux représente une moyenne de 14 jours d’absence par an. C’est un peu moins qu’en 2010 (14,5 jours par an). Il y a trois, la moyenne montait à 17 jours par an et par salarié.

Absents en hausse dans les secteurs de la santé et des Transports

Les chiffres livrés par ce baromètre traduisent néanmoins une réalité disparate en fonction des zones géographiques et des secteurs économiques : si la moyenne globale est en baisse, l’absentéisme explose dans les métiers liés à la santé et aux transports (24 et 18,7 jours d’absence par an).

Les salariés des grands groupes enregistrent moins de jours d’absence que leurs homologues des PME et les cadres n’accumulent que 5,6 jours d’absence par an (1,53%). Les ouvriers montent à17 jours.

Le coût de l’absentéisme

De la même manière, l’absentéisme est plus important dans les régions qui comptent un nombre important de PME, comme le Nord et la Région Rhône Alpes. Pour la première fois, ces deux territoires dépassent même l’ensemble du sud de la France.

L’assiduité est la plus forte en région parisienne et dans Grand Ouest de la France.
L’absentéisme a un coût : il s’élève de 39 000 euros à 550 00 euros pour une entreprise de 320 salariés.
Pour Alma Consulting Group, la baisse de l’absentéisme peut-être attribuée à la crise.

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