Chômage : le pied de nez de Bruxelles à Hollande

La Commission Européenne ne croit pas une inversion de la courbe du chômage en France avant 2015. Une prévision qui contredit la promesse du président François Hollande.

Malgré l’absence d’une véritable reprise économique,  François Hollande maintient plus que jamais son objectif d’enrayer la courbe du chômage avant la fin de l’année, un cap qu’il avait fixé il y maintenant douze mois mais auquel beaucoup d’analystes ne croient guère.

A commencer par les experts de Bruxelles qui, fondant leurs observations sur les constats dressés dans d’autres pays comme l’Espagne où, en dépit d’un redémarrage plus rapide, le chômage continue à progresser, ne voient guère d’éclaircie à moyen terme sur le front de l’emploi en France.

Frilosité des banques et manque de flexibilité pour les entreprises

Leur prévision, chiffrée, met à terre la promesse du président Hollande : selon elle, le taux chômage augmentera au moins jusqu’en 2015, passant de 11% en 2014 à 11,3% l’année suivante. Encore une fois, la Commission européenne pointe la trop faible compétitivité des entreprises françaises pour permettre un véritable embellie de la situation de l’emploi, mais aussi de trop grandes raideurs imposées par le Code du Travail et des banques encore trop timides pour ouvrir en grand le robinet du crédit.

Dans ces conditions, et malgré une prévision de croissance en hausse en 2014 (+0,9%), Bruxelles n’envisage pas de rétablissement des comptes publics, dont le déficit devrait atteindre 3,8% et 3,7% en 2015, loin des critères de Maastricht (3%).

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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